Le Régime d’assurance maladie universelle (RAMU) est entré dans sa phase opérationnelle dans les régions du Kadiogo et du Guiriko à partir de ce dimanche 1er février 2026. Plus de 31 000 agents publics, régulièrement inscrits et à jour de leurs cotisations, peuvent désormais bénéficier des prestations de soins prévues par le dispositif, aux côtés de leurs familles à charge. Zoom sur le panier de soins pris en charge par le RAMU.
La phase pilote du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU) est désormais en vigueur au Burkina Faso dans les régions du Kadiogo et du Guiriko. Avec ce démarrage effectif ce 1er février 2026, les bénéficiaires ont accès à un panier de soins clairement défini, couvrant l’essentiel des besoins médicaux, en consultation comme en hospitalisation.
Le prestations prennent en compte les actes de médecine générale et de spécialités médicales et chirurgicales, incluant les consultations, les examens cliniques et certaines interventions. Les actes infirmiers courants, tels que les injections, pansements, perfusions ou prélèvements pour examens, sont également concernés.
Le panier de soins intègre aussi les prestations liées à la grossesse, à l’accouchement et aux suites de couches, que sont les consultations prénatales, le suivi de la femme enceinte, l’accouchement par voie basse ou par césarienne, ainsi que les soins à la mère et au nouveau-né jusqu’au 42ᵉ jour après la naissance.
En cas de maladie ou de chirurgie nécessitant une hospitalisation, le régime prend en charge les soins y relatifs, notamment l’administration de médicaments, les pansements, les examens et autres actes médicaux liés à la prise en charge du patient. Les urgences bucco-dentaires, en particulier les affections graves ou traumatiques de la bouche et des dents figurent également parmi les prestations couvertes par le RAMU.
Les bénéficiaires peuvent aussi accéder aux examens de biologie médicale, incluant les analyses de sang, d’urines ou de selles, les biopsies et autres examens nécessaires au diagnostic.
À cela s’ajoutent les actes d’imagerie médicale, tels que la radiographie, l’échographie, le scanner ou l’IRM, ainsi que les explorations fonctionnelles permettant d’évaluer le fonctionnement d’organes vitaux comme les poumons, le cœur ou les reins.
Les actes de rééducation fonctionnelle, notamment la kinésithérapie et les soins visant à restaurer la mobilité après un accident ou une affection, sont pris en compte. Le transport médicalisé des patients vers les établissements de santé publics ou privés conventionnés est tout aussi prévu, tout comme certains actes de médecine traditionnelle, réalisés par des praticiens agréés en collaboration avec les structures sanitaires partenaires.
Le panier de soins couvre par ailleurs les médicaments et produits de santé utilisés aussi bien en consultation externe qu’en hospitalisation, conformément aux référentiels établis.
Avec ce lancement dans le Kadiogo et le Guiriko, le RAMU amorce une prise en charge progressive de la couverture maladie universelle. Pour les autorités sanitaires, l’enjeu est désormais d’assurer l’effectivité des prestations sur le terrain, tout en préparant l’extension du dispositif à d’autres régions du pays.
Estelle KONKOBO






