Le premier Forum sur l’investissement souverain, organisé par la Confédération générale des entreprises du Faso (COGEF), le 6 février 2026, à Ouagadougou, sous le thème : « Souveraineté économique du Burkina Faso et investissement productif : enjeux et orientations stratégiques », a pris fin sur une note de satisfaction. Il a été sanctionné par l’engagement renouvelé du patronat burkinabè à jouer pleinement sa partition dans la construction durable d’une économie nationale souveraine et de prospérité partagée.
Le secteur privé burkinabè est plus que jamais déterminé à réaliser des investissements productifs structurants dans les secteurs stratégiques, concourant à la mise en œuvre de la politique de développement endogène et de souveraineté économique portée par les plus hautes autorités du pays. Telle est la principale conclusion du Forum sur l’investissement souverain (F.I.S), qui, selon les organisateurs, a tenu toutes ses promesses, à travers des panels de haut niveau.
Organisé par la Confédération générale des entreprises du Faso (COGEF), le 6 février 2026, à Ouagadougou, sous le thème : « Souveraineté économique du Burkina Faso et investissement productif : enjeux et orientations stratégiques », il a débouché sur plusieurs résolutions et recommandations dont la mise en oeuvre devrait contribuer à l’opérationnalisation du changement de paradigme en faveur de l’investissement productif.
En effet, face à une économie nationale dominée par les importations, le secteur privé, sous le leadership de la COGEF, s’est engagé à accroître ses investissements dans la production nationale et la transformation locale des ressources agricoles, minières, énergétiques, en vue de contribuer activement à la réduction de la dépendance du pays aux importations.
Priorité aux secteurs à fort impact économique et social
Résolution a également été prise par le monde des affaires d’investir dans les projets de partenariat public-privé portés par l’État et d’orienter prioritairement les efforts vers les secteurs à fort impact économique et social, comme l’agriculture et l’agro-industrie, les mines et leur transformation locale, l’énergie, l’industrie manufacturière et les matériaux de construction. Le secteur privé s’est aussi engagé à contribuer à la souveraineté économique du pays des Hommes intègres. Pour ce faire, il a réaffirmé son rôle de partenaire stratégique de l’État dans la construction d’une souveraineté économique fondée sur la création de valeur ajoutée locale, l’industrialisation et la création d’emplois durables.
Enfin, le secteur privé, à travers la COGEF, a pris l’engagement de « mettre en place les mécanismes de suivi, d’évaluation et de concertation issus du Forum », et de « contribuer à l’institutionnalisation de ce cadre de dialogue ». Mais pour y arriver, l’opérationnalisation de ces engagements du secteur privé nécessite un environnement propice à l’investissement productif. Et pour créer ce cadre favorable, le Forum a formulé des recommandations à l’endroit du gouvernement.
Ce que le secteur privé attend du gouvernement
ll a été recommandé au politique de poursuivre l’amélioration du climat des affaires, la simplification et la digitalisation des procédures administratives, fiscales et douanières et de renforcer la sécurité juridique des investissements productifs. Recommandation a également a été faite à l’exécutif de mettre en place ou de renforcer les mécanismes d’incitation ciblés en faveur des investissements productifs à forte valeur ajoutée locale, notamment sur les plans fiscaux, financiers et réglementaires.
Le capital étant essentiel à tout investissement, le Forum attend aussi du gouvernement qu’il favorise l’accès au financement de long terme pour les projets productifs, mette en place des mécanismes de partage du risque entre l’État, le secteur bancaire et les investisseurs privés.
Enfin la dernière recommandation est relative au cadre de dialogue et de suivi. Elle porte précisément sur l’élaboration d’un plan d’actions opérationnel conjoint Gouvernement–Secteur privé, assorti de responsabilités, de délais et d’indicateurs, et l’appui du gouvernement à l’institutionnalisation du Forum comme cadre périodique de concertation stratégique.
La Rédaction






