L’association Cœurs Solidaires Burkina a organisé une formation sur la fabrication d’attiéké et la saponification au profit d’une cinquantaine de femmes déplacées internes, les 7 et 8 mars 2026 à Ouagadougou. L’objectif est de leur donner les moyens de mener des activités génératrices de revenus pour leur autonomisation économique.
Former les femmes déplacées internes afin de leur permettre de disposer de moyens de subsistance durables se prendre en charge. Tel est le but de la session de formation organisée les 7 et 8 mars 2026, à Ouagadougou, par l’Association Cœurs Solidaires Burkina, à l’occasion de la célébration de la 169e Journée internationale des droits de la femme. L’initiative a permis à une cinquantaine de participantes d’apprendre la fabrication de l’attiéké et la saponification sur deux sites situés dans la capitale burkinabè.
Selon la présidente de l’Association, Sandrine Tankoano, cette activité s’inscrit dans la vision de la structure qui œuvre depuis cinq ans en faveur de l’autonomisation économique des femmes. « Chaque année, nous réfléchissons à mener des activités impactantes avec une valeur ajoutée, afin de permettre aux femmes de pouvoir s’autonomiser », a-t-elle expliqué. Pour elle, au-delà des célébrations habituelles du 8 mars, l’apprentissage d’un métier constitue un levier essentiel pour renforcer la dignité des femmes.
Ainsi, l’association a choisi cette année de consacrer la commémoration de la journée consacrée à la promotion des droits de la femme à une activité de renforcement de capacités. Les participantes, issues en majorité des rangs des personnes déplacées internes (PDI) vivant aux alentours de Ouagadougou ont bénéficié de sessions pratiques de formations.
Au siège de l’Association, une vingtaine de femmes ont été initiées à la préparation de l’attiéké. A Rayongo, près d’une trentaine d’autres ont suivi une formation en saponification, notamment dans la fabrication du savon liquide et du savon traditionnel communément appelé Kabakourou. Bénéficiaire de la formation, Nakoulma Asseta s’est réjouie de l’opportunité offerte.
Satisfecit des bénéficiaires
« J’étais à la recherche d’une formation et quand on m’a parlé de celle-ci, j’ai saisi l’occasion. A la sortie, je vais me lancer dans la production et la commercialisation de l’attiéké, car avant cette formation je n’avais pas d’activité », a-t-elle confié. Même satisfaction pour Kafando Zenabo, qui espère désormais disposer du matériel nécessaire pour démarrer une activité. « Nous avons bien compris les techniques de production. Si nous arrivons à avoir les matériels de travail, cela va beaucoup nous aider à continuer », a-t-elle indiqué.
Les participantes ont exprimé leur satisfaction d’avoir bénéficier de cette session pratique de renforcement de leurs capacités.
La formation a été assurée par des femmes déjà formées par l’Association. L’une des formatrices, Maiga Bibata, a expliqué que les connaissances acquises lui ont permis de développer une activité génératrice de revenus. « Depuis notre formation, nous produisons et commercialisons l’attiéké, le Koko dunda et le savon. Aujourd’hui, c’est à notre tour de transmettre ces compétences à d’autres femmes », a-t-elle confié.
En initiant ces femmes déplacées internes à des activités génératrices de revenus, l’Association Cœurs Solidaires Burkina entend ainsi faire du 8 mars une journée d’apprentissage et d’espoir, tout en contribuant à renforcer l’autonomie économique et la résilience des bénéficiaires.
Créée en 2021, avec pour missions, entres autres, de contribuer à l’autonomisation des femmes à travers des formations aux activités génératrice de revenus, l’association envire faire une pause en avril prochain pour célébrer ses cinq années d’existence.
La Rédaction






