A la 22e édition de la Semaine Nationale de la Culture (SNC) qui se déroule du 25 avril au 2 mai 2026, à Bobo-Dioulasso, l'Agence pour la promotion de l'entreprenariat communautaire (APEC) déploie une stratégie offensive de mobilisation citoyenne. Loin de se limiter au caractère festif de l'événement, l'Agence entend profiter de cette tribune pour ancrer les fondements d'une économie endogène, résiliente et souveraine auprès des milliers de festivaliers, avec un accent particulier sur la jeunesse.
A Bobo Dioulasso, la fête de la culture rime aussi avec culture de la souveraineté économique. En effet, la Semaine nationale de la culture (SNC) qui bat son plein depuis le 25 avril 2026, a été mise à profit par l’Agence pour la promotion de l’entreprenariat communautaire (APEC) pour asseoir une présence stratégique.
Un déploiement dans une dynamique offensive de communication de proximité. Pour le Directeur général de l’APEC, Karim Traoré, la SNC est le lieu idéal pour susciter des adhésions massives au regard de l'affluence record sur les différents sites. L'objectif affiché est donc clair : profiter du potentiel mobilisateur de la SNC, l'élan patriotique pour opérer une transition générationnelle, en lien avec le thème de la biennale de la culture cette année. « La mission de sensibilisation prend tout son sens en rencontrant des générations jeunes qui auront effectivement à récolter les fruits d'un investissement réalisé aujourd'hui », a-t-il expliqué.
Cette démarche s'inscrit dans la vision du Chef de l'État, le Capitaine Ibrahim Traoré, visant à transformer les événements nationaux en moments de réflexions sur l'investissement pour les générations futures. Le ministre en charge de la Culture, Gilbert Ouédraogo, a soutenu la pertinence de l'APEC comme pilier de la souveraineté économique. Il a exhorté les citoyens à ne pas se limiter à une seule souscription. « Il faut renouveler toujours les souscriptions parce que l'APEC est une dynamique qui ne va pas s'arrêter », a-t-il souligné.
Des unités industrielles en phase de finition
Pour illustrer l'efficacité de ce modèle, le ministre a mis en avant des projets qui arrivent à maturité, dont les travaux de construction sont en phase de finition : l’usine de tomate de Tenkodogo, dans la région du Nando, la mine d’or de Bielméra, dans la zone de Gaoua dans le Djôrô. Ces infrastructures témoignent de la volonté de l'Agence de passer de la théorie à l'action industrielle concrète, invitant ainsi la population, et surtout les jeunes, à devenir « actionnaires de leur propre développement ».
L'enthousiasme est palpable au stand de l’Agence qui enregistre de nouveaux prospects. Emmanuel Casimir Traoré, un jeune festivalier ayant visité le stand de l'APEC ce 25 avril 2026, témoigne de la fluidité du processus, visiblement ravi d’avoir souscrit à l’actionnariat populaire. « Ils ont réussi à me convaincre. Je me suis inscrit et j'ai eu la chance d'obtenir mon carnet sur place », a-t-il confié, avec fierté. Son exemple illustre la volonté de l'APEC de rendre l'adhésion accessible et immédiate pour encourager chaque Burkinabè à contribuer au développement du pays.
L’APEC se positionne aujourd'hui comme l’instrument privilégié de la vision d’une économie endogène et souveraine prônée par les autorités du Burkina Faso. En transformant l’épargne populaire en investissements productifs dans des secteurs structurants de l’économie nationale, telles que l’industrie agroalimentaire et l’exploitation minière, l’APEC marque un tournant historique dans la gestion des ressources nationales, faisant du patriotisme économique le moteur de la souveraineté du pays des Hommes intègres.
Mouni N’GOLO




