Le Trésor public du Togo a levé 27,5 milliards FCFA à travers une émission simultanée de Bons et Obligations du Trésor, le 23 mars 2026, sur le marché financier de l’UMOA. L’opération a connu un succès retentissant auprès des investisseurs de la sous-région, avec un taux de couverture exceptionnel de 538,30 %, soit plus de cinq fois le montant initialement mis en adjudication.
L’État togolais vient de jauger positivement la qualité de sa signature sur le marché des titres publics de l’Union monétaire Ouest africaine (UMOA) à travers sa dernière sortie sur le marché primaire clôturée le 20 mars 2026 pour une date de valeur au 23 mars.
Pour un besoin de 25 milliards FCFA, les investisseurs ont répondu massivement en soumissionnant à hauteur de 134,575 milliards F CFA, dépassant largement l’objectif initial. Face à cet afflux de liquidités, les autorités ont choisi de retenir 27,5 milliards FCFA et de rejeter 107,075 milliards FCFA. Ce niveau de réussite record traduit un intérêt marqué des investisseurs de l'Union pour les titres publics du Togo.
L’émission se composait de trois maturités distinctes : les Bons du Trésor (BAT) de 364 jours ont permis de mobiliser 5 milliards F CFA, avec un rendement moyen pondéré de 5,44 % ; les Obligations assimilables du Trésor (OAT) de maturité de 3 ans qui ont permis de mobiliser 9,5 milliards FCFA pour un rendement de 6,89 % et les OAT de maturité 5 ans qui ont recueilli 13 milliards FCFA pour un rendement moyen de 7,35 %.
La participation a été caractérisée par une forte diversification géographique à travers l’UEMOA. Sur l'OAT de 5 ans, les investisseurs ivoiriens ont mené les souscriptions avec 4,76 milliards FCFA, suivis de près par les investisseurs d’origine burkinabè qui ont mobilisé 3,415 milliards FCFA. Le Togo, en tant qu'émetteur, a vu ses propres investisseurs souscrire la totalité des 5 milliards FCFA retenus sur les BAT, ainsi que 5,5 milliards sur les OAT de 3 ans et 3 milliards sur celles de 5 ans. Les autres pays de la zone ont également contribué au succès de l'opération, notamment le Mali avec 2,5 milliards FCFA sur la maturité de 3 ans et le Sénégal avec 1,5 milliard FCFA sur 5 ans.
Ce succès illustre la solidité du marché régional des titres publics et la capacité des États de l'Union à attirer des capitaux de manière satisfaisante sur ledit marché.
Mouni N’GOLO






