Le Club Jeunes de la banque des finances (JBF) a organisé sa 6e masterclass en ligne sur le thème : « carrière à l’international dans la finance », le samedi 25 octobre 2025. L’objectif de la JBF, à travers ce webinaire, est d’offrir aux jeunes cadres du secteur bancaire et financier les rudiments nécessaires pour se construire une carrière professionnelle réussie à l’international.

Avoir une carrière professionnelle à l’international, ne se décrète pas, ne s’improvise pas ! Elle se prépare, se construire dans le temps, avec méthode, organisation et planification. Dans le but de permettre aux jeunes professionnels de savoir bâtir un parcours professionnel international dans le domaine financier et bancaire, et ce conformément à sa mission, le Club Jeunes de la banque des finances (JBF) a organisé sa 6e masterclass en ligne sur le thème : « carrière à l’international dans la finance », le samedi 25 octobre 2025. Pour animer ce webinaire, le Club JBF a fait appel à des devanciers au parcours fourni et inspirant.

Il s’agit de la Cheffe de Division Gestions des programmes de développement à la Banque africaine de développement (BAD) Ann Dao/Sow, du Directeur du capital humain et de l’administration générale de Coris Holding SA, Talekaye Romba, et du Directeur exécutif, responsables des Risques chez Equity BCDC, Djerassem Djimhotengar. La modération de ce webinaire de haut niveau a été assurée par le secrétaire général du Club JBF, Mamadou Barry.

 

Selon le Directeur exécutif, responsables des Risques chez Equity BCDC, Djerassem Djimhotengar, la construction d’une carrière à l’international repose sur cinq piliers : le projet professionnel, le benchmarking, la lecture, la discipline de travail et l’exigence du détail, la discipline spirituelle et sociale.

Pour l’ouverture de ce que l’on pourrait qualifier d’une session d’enseignements pratiques, M. Romba a entretenu les participants de diverses régions d’Afrique à travers le sous-thème : « L'Expatriation dans les Groupes Financiers Panafricains : Critères de choix et gestion de carrière ». D’entrée de jeu, il a souligné les énormes possibilités qui s’offrent aujourd’hui aux jeunes cadres africains de la finance de se faire une place au soleil à travers le continent. Car, depuis ces 15 dernières années, qu’il s’agisse du domaine des banques, des assurances ou des holdings d’investissement, les institutions financières africaines connaissent une expansion remarquable, à travers leur déploiement en Afrique de l'Ouest, centrale et australe.

Et naturellement, cette croissance s'accompagne d'un besoin accru de cadres disposant d’une expérience et expertise avérées, capables d'exporter les standards du Groupe, de transférer les bonnes pratiques et de renforcer les capacités locales, fait-il savoir. Pour lui, l'expatriation, qu’il définit comme une démarche professionnelle et humaine par laquelle un collaborateur met ses compétences au service d'une autre entité du Groupe, au-delà des frontières de son pays d'origine, est instrument stratégique à double impact, aussi bien pour le groupe que pour l’agent. Mais l’expatriation n’est pas unique, car on en distingue plusieurs formes, indique-t-il. On a l’expatriation de type transfert de compétences, qui est une « affectation dans une filiale pour partager et implémenter des compétences techniques spécialisées, former les équipes locales et harmoniser les pratiques professionnelles à travers le réseau de filiales ».

La Cheffe de la Division gestions des programmes de développement à la BAD, Ann Dao/Sow : « si votre travail est source de stress, vous amène à faire la bagarre à la maison tous les jours ou vous permet d’avoir de l’argent pour aller boire des liqueurs, c’est que vous n’êtes pas à la bonne place, aussi bien payé que ce soit ».

 

Tracer sa trajectoire professionnelle en fonction de ses forces naturelles et aspirations stratégiques

Il y a également l’expatriation pour le lancement de produits. Il s’agit donc d’un détachement pour introduire de nouveaux produits ou services financiers sur un marché, adapter l'offre aux spécificités locales et assurer le démarrage opérationnel. On distingue aussi l’expatriation pour le développement commercial qui est une mission d'expansion sur de nouveaux marchés, d’identification d'opportunités stratégiques, d’établissement de partenariats locaux et de croissance du portefeuille clients. Enfin, la dernière forme est l’intégration régionale. Elle est se définit comme une mission de participation à des projets d'harmonisation des systèmes, d'intégration des plateformes technologiques et de standardisation des processus à l'échelle panafricaine, indique le paneliste.

Selon le patron du capital humain de Coris Holding SA, il y a trois modèles de carrière panafricaine et chacun doit savoir choisir sa trajectoire professionnelle en fonction de ses forces naturelles et aspirations stratégiques.  Le premier modèle est celui du Spécialiste Technique Mobile. Il est réservé aux « experts dans des domaines techniques spécifiques comme les systèmes bancaires, la gestion des risques, la conformité réglementaire ou l'audit ». Et c’est un profil qui exige une capacité à transférer rapidement son expertise vers de nouveaux environnements et à résoudre des problèmes complexes.

Le 2e modèle, développeur de marchés, est propre aux « professionnels orientés business development, expansion commerciale et croissance du portefeuille client ». Il demande une certaine excellence dans le lancement de nouveaux produits financiers ou l'expansion sur de nouveaux marchés africains. Enfin, il y a le leader culturel, un modèle pour les managers capables de naviguer efficacement dans des environnements multiculturels complexes et de fédérer des équipes diverses. Pour y réussir, il faut être doter d’une « capacité à créer de la cohésion, à gérer le changement et à transformer des équipes multiculturelles en unités performantes ».

Pour ce qui est des critères de sélection pour les candidats à l’expatriation ou à la carrière internationale, Talekaye Romba en distingue trois. Il y a d’abord les critères professionnels :  ou de l’excellence technique, qui reposent sur la maitrise technique bâtie autour de compétences solides et reconnues dans son domaine d'expertise, avec une expertise métier confirmée, et sur la rigueur méthodologique, c’est-à-dire la capacité à structurer les processus et à mettre en place des standards de qualité reproductibles, explique-t-il.

Capacité à naviguer entre différents contextes socioculturels

Toujours dans ce premier lot de critères professionnels, il y a non seulement vos résultats tangibles qui s’évaluent à travers un « historique prouvé de réalisations concrètes et mesurables dans ses fonctions précédentes », mais aussi le critère de transfert de savoirs qui n’est d’autre que l’aptitude du cadre à transmettre ses connaissances et à structurer une fonction dans un environnement nouveau. « L'expatrié idéal ne vient pas seulement faire, il vient faire faire et faire grandir. Il est reconnu pour sa compétence, mais surtout pour sa faculté à développer les talents locaux », précise-t-il.

Vient ensuite les critères comportementaux ou de l’intelligence relationnelle, qui sont tout aussi déterminants que les compétences techniques, car l'expatriation exige une grande agilité face à la complexité, souligne M. Romba. Autrement dit, elle demande une agilité culturelle, c’est-à-dire une capacité à naviguer entre différents contextes socioculturels avec sensibilité et respect ; une intelligence relationnelle résidant dans l’aptitude à créer des liens authentiques et à fédérer des équipes diverses. Et enfin, réussir une carrière professionnelle à l’international implique une certaine capacité d’adaptation aux contraintes, une résilience à toute épreuve, face aux infrastructures limitées, à la diversité linguistique et aux rythmes administratifs variés.  Mais attention, le critère de l’expertise technique n’est pas forcément le plus déterminant. « Dans bien des cas, ce ne sont pas les profils les plus brillants sur le plan technique qui s'imposent, mais ceux capables de comprendre les autres, d'unir les énergies et de maintenir le cap dans la complexité », souligne-t-il. Autrement, on ne choisit pas un expatrié uniquement pour ce qu'il sait faire, mais pour ce qu'il est capable d'apporter humainement et culturellement à l'organisation, ajoute-t-il.

Les critères personnels constituent la dernière catégorie d’indicateurs à prendre en compte quand on a en projet une carrière internationale. Il s’agit de la maturité émotionnelle, reposant sur la stabilité psychologique et la capacité à gérer le stress de l'adaptation à un nouvel environnement, de l’équilibre personnel, articulée autour d’une situation familiale stable et un projet de vie compatible avec l'éloignement géographique, et de la motivation authentique, c’est-à-dire une volonté sincère d'apprendre, de contribuer et de se redéfinir à travers l'expérience. Car, partir, c'est accepter de vivre dans un nouvel environnement, parfois éloigné de ses repères, fait-il savoir. Pour M. Romba, l’expatriation est un cycle fait de trois moments séquentiels essentiels. D’abord, avant le départ, il y a une phase de préparation multidimensionnelle, qui est à la fois administrative, culturelle et psychologique.

« Sortir de sa zone de confort, entrer dans sa zone de développement »

Ensuite, l’étape de la mission proprement dite, où l’expatrié doit incarner les valeurs du grouper, inspirer confiance, créer des passerelles, c’est-à-dire construire des liens entre cultures locales et culture institutionnelle. Bref, il doit manager autrement, adapter donc son style managérial sans renoncer à l'exigence de résultat, souligne-t-il. « Réussir, c'est savoir conjuguer exigence et adaptation, leadership et écoute, humilité et détermination. L'expatriation exige une posture de service : considérer son expatriation non comme une position de supériorité, mais comme une mission de transfert et de soutien aux équipes locales », suggère-t-il.  Et les 100 premiers jours sont très déterminant pour la réussite globale de la mission. C’est pourquoi, cette période critique nécessite une préparation minutieuse et une exécution disciplinée, conseille le communicateur.

Tout comme les autres phases, le retour dans l’après mission est aussi essentielle mais malheureusement sous-estimée par bon nombre d’expatriés, déplore-t-il. Une expatriation sans plan de réintégration clair, martèle-t-il, est incomplète. Loin d'être une parenthèse, l'expatriation, poursuit-il, constitue un accélérateur de progression et un marqueur fort de potentiel pour les futurs dirigeants. Pour le spécialiste en ressources humaines, l'expatriation, dans les Groupes financiers panafricains, est bien plus qu'une opportunité professionnelle ; elle est une expérience fondatrice, à la croisée du développement individuel et du rayonnement collectif. Elle offre certes d’énormes opportunités, mais est aussi pleine d’exigences. « Il convient donc d'envisager l'expatriation comme un chemin de croissance, à la fois personnelle et professionnelle. Car, en définitive, celui qui accepte de sortir de sa zone de confort entre irrésistiblement dans sa zone de développement », conclut-il.

A la suite de M. Romba, c’est le tour de l’ancien cadre de la Banque centrale et de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale, Djerassem Djimhotengar, de partager aux jeunes son expérience et les ingrédients d’une carrière réussie à l’international dans le domaine financier et bancaire. Pour lui, la première des choses pour les jeunes professionnels, c’est d’avoir un schéma mental, qui est une conception globale de comment on déroule un plan professionnel. Et sans ce cadre général, cette sorte de boussole, vous naviguez à vue. Pour avoir cette ligne directrice qui canalise les projets de carrière, il propose un package, constitué de cinq piliers, qui permet à la fois aux sans-emplois d’avoir un job, au jeune cadre local de progresser professionnellement, et au sénior de passer à l’international.

Le projet professionnel, le premier pilier

Le premier pilier, c’est d’avoir un projet professionnel, bâti sur un plan de carrière clair et réalisable, à l’image des Etats, des entreprises des armées qui ont des plans stratégiques de développement ou de croissance. « Car, si nous n’avez pas un plan de carrière, vous êtes un décor dans les plans des autres ; vous n’êtes pas un acteur de votre évolution. Sans projet professionnel, quel que soit votre compétence ou statut, vous n’irez nulle part », martèle-t-il. Pour construire ce plan de carrière, il faut vous décrire, en vous analysant à travers vos forces (compétences), vos faiblesses ou limites, les opportunités qui se présentent à vous et les menaces auxquelles vous faites face ; et ensuite vous fixer des objectifs dans le temps : par exemple combien de temps devriez-vous passer comme analystes junior, chef de département, directeur ou pour lancer votre boite, conseille-t-il.

Le deuxième pilier, c’est de faire un benchmarking, un puissant outil consistant en une évaluation des normes de votre secteur d’activités, les bonnes pratiques, et à savoir comment ont fait les autres, ceux qui sont passés du local à l’international avec succès. Pour ce faire, s’intéresser à la biographie de ceux qui ont réussi est un élément important, souligne M. Djimhotengar, qui dit disposer d’une bibliothèque personnelle constituée à 70% d’ouvrages biographiques. « Dans le domaine de la finance, j’aime bien lire la biographie de Idrissa Nassa. Même, si je n’ai pas un livre le concernant, j’ai fouillé pour savoir comment il est passé d’un domaine à un autre, comment il gère les choses… Je regarde le parcours de Jean-Luc Konan, qui lancé COFINA : il est passé par quoi, qu’est-ce qu’il a fait ? », confie-t-il.

Si par exemple, vous visez le poste de directeur d’audit de Coca Cola, il faut consulter le parcours de l’actuel occupant du poste pour vous  préparez en conséquence. « S’il a fait les CIA, le CPA…, préparez-vous à faire fait les CIA, le CPA… », indique-t-il. Le benchmarking, explique le paneliste, c’est regarder ce que les autres font, puis identifier à l’intérieur, les éléments correspondant à ce que vous voulez mettre en œuvre et les adapter, car il ne s’agit pas de faire du copier-coller mais du copier-adapter.

Lecture et discipline de travail et de vie

Le 3e élément du package réside dans la puissance de la lecture qui offre une compréhension et une analyse efficace de l’information. « Lisez, commencez par lire par jour 10 pages le matin, 10 pages le soir. Cela vous fera trois livres de 200 pages par mois et 36 livres dans l’année. Il n’y a personne au monde qui aura lu 36 livres dans l’année et qui n’a pas changer de dimension », martèle l’ancien cadre de BCEAC. Aux jeunes, il leur conseille de faire de la lecture, une seconde habitude, de se constituer des bibliothèques personnelles et d’avoir des plans de lecture.

Le quatrième pilier du package de M. Djimhotengar, c’est la discipline de travail, doublée d’une exigence de détails. Cela demande une capacité de concentration sur les objectifs, et de précision dans les tâches. Les journées de travail doivent être méthodiquement organisées et rigoureusement remplies. Et l’apprentissage de l’anglais, les certifications internationales doivent avoir une place de choix dans cette organisation. « Pour avoir du résultat, il faut faire des actions qui appellent ces résultats », soutient-il. Le dernier pilier, non moins important, est la discipline spirituelle et sociale. « Je ne pense pas qu’il soit durable d’appliquer les quatre éléments ci-dessus et être indiscipliné socialement, c’est-à-dire ne pas faire attention à votre hygiène de vie, à vos valeurs, aux endroits que vous fréquentez… », affirme-t-il. Sans oublier la puissance de la prière.

Le dernier panel de ce webinaire consacré à la construction d’une carrière à l’international, a été assuré par Ann Dao/Sow, qui totalise une vingtaine à la BAD, après une carrière au Canada, à la Banque mondiale et aux Systèmes des Nations Unies. Et en bon agent de développement, c’est par sa conception du monde, de la réussite, qui doit s’analyser comme votre contribution à l’avancement du monde, qu’elle entame sa communication. « La plus belle réussite, c’est d’apporter une contribution autour de soi, car nous ne sommes rien sans les autres. Si tout ce que nous faisons n’a pas d’impact sur les autres, nous aurons échoué. Quelle que soit votre position, ce que la vie vous donne de gagner en tant qu’économiste ou financier ou expert de tout autre domaine, servez le monde, le plus pauvre, défendez l’intérêt du plus pauvre… », soutient-elle, avec force et conviction.

Détermination, réalisme, choix de ses priorités

Autrement dit, avant de se lancer dans une carrière, les jeunes doivent penser à l’idée du succès, ce qu’il représente pour eux. Car, poursuit Mme Dao, s’il est bon d’avoir un plan professionnel, le succès, le bonheur, l’argent doivent y avoir leurs places respectives. « Le succès est-ce le fait d’avoir une vie familiale équilibrée qui contribue au bonheur des autres, ou c’est construire les autres, aider les autres à croitre, est-ce l’investissement social dans sa communauté ou être riche. Il faut savoir doser. Quand nous pensons à la fonction internationale, nous voyons le prestige, l’argent », s’interroge celle qui n’est pas dans le paradigme de gagner à outrance l’argent mais de bien gagner qui ne veut pas dire trop tout gagner, et qui estime que le gros salaire doit nous aider à rendre l’argent serviteur.

Et conformément à cet idéal de toujours être au service des autres, de son pays, après l’obtention de son doctorat en économie de développement, elle a refusé un poste d’enseignant à l’Université de Laval au Canada pour revenir enseigner à l’Université de Ouagadougou dans une matière où il n’y avait pas une expertise locale. Dans la construction de la carrière, la gestion du temps, qu’elle considère que la ressource la plus rare, est un élément déterminant. Le soutien de la famille, du conjoint aussi. Pour la paneliste, elle ne serait pas ce qu’elle aujourd’hui sans la compréhension et l’accompagnement de son mari. « J’ai eu un homme qui a cru en la carrière d’une femme, qui s’occupait de mes enfants pendant que je faisais le PhD », confie-t-elle, du haut de ses 38 ans de mariage, et qui est heureuse de savoir qu’elle ne vit pas elle seule.

Tout en félicitant les panelistes pour leurs riches partages d’expériences et de conseils avisés, le Président Adama Ouédraogo, a réaffirmé l’engagement du Club JBF à contribuer à la formation des jeunes professionnels du secteur bancaire et financier, en étant un cadre d’apprentissage, de partages, du donner et du recevoir entre les devanciers et la jeune génération.

La fonction internationale est prenante, et demande beaucoup de passion, d’énergie, d’engagement, et pour elle, on n’entre pas dans le monde du développement pour amasser de l’argent, mais comme un appel à servir. Et ce qui fait la réussite dans la carrière, ce n’est pas le diplôme, car aujourd’hui plein de gens sont diplômés ; et pire on peut avoir le doctorat et mourir de faim !  Les clés du succès résident plutôt dans la vision, la détermination, le réalisme, le choix de ses priorités. Aimer apprendre, être multilingue, en maitrisant l’anglais, le chinois offrent aujourd’hui plus d’opportunités. Et avec l’avènement de l’Intelligence artificielle (IA) qui bouleverse le monde de l’emploi, il savoir devancer l’iguane dans l’eau. « Le seul moyen pour anticiper, c’est d’être compétitif, continuer à apprendre mais de manière sélective, avoir une ouverture au monde avec une perspective analytique, absorber ce qui a de l’impact, utiliser stratégiquement ses ressources, ses réseaux », conseille la chef de gestion des programmes de développement de la BAD.

L’écriture analytique, professionnelle, un atout

Autre secret de la réussite, c’est l’écriture qui vous permet de traverser le temps sans tomber dans les oubliettes. « Je demande toujours aux jeunes de développer l’écriture analytique. Vous pouvez être un grand économiste qui développe de grandes théories lors des conférences internationales. Après la conférence, on vous oubliera, mais on n’oublie pas l’écrit. Et il y a une discipline pour écrire analytiquement. L’esprit critique, analytique est une clé, sans cela, même si vous obtenez un emploi à la Banque mondiale, vous serez éjectés. Quel que soit votre domaine, investissez dans l’écriture analytique, professionnelle. Et aujourd’hui les ressources existent pour le faire », conseille Ann Dao/Sow.

La modération des de ce webinaire de haut niveau a été assurée par le secrétaire général du Club JBF, Mamadou Barry.

La vie n’est pas linéaire, certes, nous planifions mais les choses ne se passent pas toujours comme nous voulons ; il faut donc savoir s’adapter aux changements et rester ouverts aux opportunités. « Dieu a un plan pour chacun. On n’est pas prophète pour le savoir, mais il faire confiance à la vie en ayant un esprit ouvert », soutient-elle. Pour la communicatrice, le succès professionnel, c’est faire un boulot qui vous épanouit, vous ennoblit. « Car, si votre travail est source de stress pour vous, vous amène à faire la bagarre à la maison tous les jours ou vous permet d’avoir de l’argent pour aller boire des liqueurs, c’est que vous n’êtes pas à la bonne place, aussi bien payé que ce soit », insiste-t-elle. Et quel que soit votre position à l’international, n’oubliez pas l’Afrique. « Réinvestissez sur votre continent, en argent, en connaissances, en stratégies, en contribution directe de votre temps. L’Afrique, vous a fait, faites l’Afrique. C’est un devoir, un appel », conclut-elle.

Le Président du Club JBF, Adama Ouédraogo a traduit sa gratitude aux panelistes qui, malgré leurs agendas chargés, ont accepté les sacrifier en venant partager leurs expériences aux participants à ce webinaire, à travers des échanges de haut vol. Pour lui, au-delà de leurs parcours édifiants et inspirants, ils ont su trouver les mots et les conseils justes devant permettre aux jeunes cadres de se construire leurs carrières professionnelles. M. Ouédraogo a réaffirmé l’engagement du Club JBF à rester fidèle à sa mission qui est de contribuer à la formation des jeunes professionnels du secteur bancaire et financier, en étant un cadre d’apprentissage, d’échanges et de partages, du donner et du recevoir entre les devanciers et la jeune génération.

La Rédaction

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