Le groupe pétrolier italien Eni et son partenaire ivoirien PETROCI Holding ont annoncé ce 16 février 2026 une nouvelle découverte d’hydrocarbures sur le bloc CI‑501. Appelée Calao South, elle a été faite début février lors du forage du puits Murène South‑1X.
La Côte d’Ivoire renforce progressivement sa dimension de pays producteurs de pétrole dans l’espace ouest africain. Les opérateurs pétroliers, Eni et PETROCI Holding, actifs dans la prospection pétrolière, notamment à travers le forage du puits Murène dans le bloc CI-205, ont annoncé la découverte d’un nouveau gisement baptisé Calao South.
Situées à une profondeur d’environ 5 058 mètres, dont environ 2 200 mètres de tranche d’eau, les ressources découvertes comprennent du pétrole léger, du gaz naturel et des condensats. Les premières estimations indiquent 1,4 milliard de barils équivalent pétrole. Selon le ministère ivoirien en charge du Pétrole, cette nouvelle découverte confirme que le bassin sédimentaire ivoirien contient encore d’importantes ressources, et ouvre des perspectives prometteuses pour le développement économique du pays.
Au-delà de la dimension pétrolière, la découverte revêt une importance stratégique pour le secteur énergétique ivoirien. En effet, le potentiel en gaz naturel identifié devrait contribuer à renforcer la capacité de production d’électricité du pays, un enjeu crucial pour accompagner la croissance économique et répondre à la demande énergétique croissante de la population.
Des études supplémentaires sont nécessaires pour préciser combien de pétrole et de gaz pourront être réellement produits. Les autorités et les partenaires vont maintenant évaluer les volumes récupérables et définir un calendrier d’exploitation de ces nouvelles ressources.
Depuis la fin de l’année 2025 et ce début d’année 2026, les populations de la ville de Ouagadougou ont des difficultés pour s’approvisionner en gaz butane. Le spectacle de longues files d’attente devant les dépôts de gaz et les sites de distribution est devenu quasi quotidien. Une situation paradoxale selon la Société nationale d’hydrocarbures du Burkina (SONABHY). Dans un entretien accordé au quotidien d’Etat Sidwaya, le mardi 13 janvier 2026, le directeur du dépôt de Bingo de la SONABHY, Jonas Sango, soutient que les sorties du gaz ont plutôt augmenté, passant de 400 tonnes à plus de 600 tonnes de gaz par jour.
La Société nationale d’hydrocarbures du Burkina (SONABHY) ne comprend pas les difficultés d’approvisionnement en gaz butane que vivent les consommateurs depuis un certain temps dans la capitale burkinabè. Car, au moment où ces équipes techniques tournent à plein régime, travaillant 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, et que les capacités de production ont augmenté en moyenne de 18% sur l’année 2025, le gaz vienne à manquer sur le marché. Dans une interview accordée au quotidien public Sidwaya, le directeur du dépôt de Bingo de la SONABHY, Jonas Sango, a détaillé l’ensemble des mesures prises par la nationale des hydrocarbures pour faire face à la période de forte demande de gaz. « Nous sommes allés à plus de 600 tonnes de gaz qui sortent par jour sur le dépôt de Bingo pour mieux couvrir les besoins de la population. Auparavant, nous faisions sortir 400 tonnes par jour. Rien que pour le mois de décembre 2025, nous avons augmenté nos sorties de 7%, soit un pic de 695 tonnes de gaz par jour. Nous n'avons pas de problème en matière de stockage et de livraison de gaz à l'instant », explique-t-il.
C’est pourquoi, il trouve dommage qu’il y ait curieusement des manques sur le terrain. La situation est d’autant plus incompréhensible que, selon Jonas Sango, les mesures prises par la SONABHY sont des recommandations issues de la dernière réunion du cadre de concertation des parties prenantes dans le domaine du gaz butane, tenue en novembre 2025 à Bobo-Dioulasso, en prélude à cette période de forte demande.
Chaque acteur de la chaîne doit jouer sa partition
Ce cadre regroupe l'ensemble des acteurs, c’est-à-dire, les marqueteurs, les distributeurs de gaz, le Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB), la Brigade mobile de lutte contre la fraude (BMCRF), l’ABNORM, la Ligue des consommateurs, la SONABHY, avec pour mission, entre autres, d’anticiper les besoins en gaz de la population.
Pour répondre aux besoins des consommateurs en cette période de forte demande de gaz, la SONABHY a augmenté ses sorties de gaz, qui sont passées de 400 tonnes à 600 tonnes de gaz par jour, avec ses équipes techniques mobilisées 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, a fait savoir le directeur du dépôt de Bingo de la SONABHY, Jonas Sango.
Mais parallèlement aux efforts réalisés par la SONABHY, chacun des acteurs dans la chaine de distribution du gaz devrait également jouer sa partition. Les marqueteurs ont été invités à disponibiliser les emballages au niveau des dépôts SONABHY pour que les recharges se fassent avec diligence, le BUMIGEB devrait travailler à ce que les bouteilles des différents marqueteurs soient entretenues comme il se doit, la BMCRF avait en charge la traque des fraudeurs... « Vous voyez donc que chaque acteur, à son niveau, a un rôle à jouer pour permettre à la population d'avoir le gaz et dans les meilleures conditions », relève Mr Sango.
En tout état de cause, le directeur du dépôt de Bingo de la SONABHY estime qu'il n'y a pas à paniquer parce que le gaz est disponible au niveau de la SONABHY. Au demeurant, il invite l'ensemble de la population à dénoncer à la BMCRF tout acte de nature à saper les efforts qui sont faits pour disponibiliser le gaz, car, assure-t-il, « si le gaz se retrouve là où il ne doit pas être, c'est que c’est la part de la population qui se retrouve dans ces endroits-là ».