Selon le Rapport 2024 de l'Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives au Burkina Faso (ITIE-BF), qui s’appuie à la fois sur les déclarations des sociétés minières et celles du Ministère de l’Énergie, des Mines et des Carrières, le secteur extractif a généré 19 994 emplois directs en 2024, contre 20 6395 en 2023, soit une baisse de 3,12 %.
Secteur stratégique de l’économie burkinabè, l’industrie minière joue un rôle non négligeable en matière de création d’emplois, malgré un contexte de défis sécuritaires. Selon le rapport 2024 de l'Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives au Burkina Faso (ITIE-BF), le secteur minier burkinabè a généré 19 994 emplois directs en 2024, contre 20 6395 en 2023, soit un repli de 3,12 %. Cela correspond à une contribution du secteur extractif à l’emploi à 0,77% en 2024 contre 0,91% en 2023, soit une baisse de 0,14 point de pourcentage.
Selon les données du ministère en charge des mines, qui prennent en compte les emplois créés pour les sous-traitants, la majorité des emplois directs sont proviennent des industries minières qui ont générés 18 247 emplois, soit 91,26%, contre 1 061 emplois, soit 5,31%, pour les entreprises de carrière, et 682 emplois (3,41%) pour les entreprises en exploration.
Contrairement au début du boom minier, aujourd’hui, les emplois du secteur sont occupés majoritairement par les nationaux. En effet, sur les 10 158 emplois déclarés par les sociétés minières en 2024, 9 821 sont occupés par des burkinabè, soit 96,6%, contre 337 (3,3%) par des étrangers.
Iamgold Essakane SA, le premier employeur
Quant à la répartition par sexe, elle montre que l’emploi minier reste largement masculin. Sur les emplois déclarés par les entreprises extractives, 9 122 sont occupés par les hommes, soit environ 89,8 %, contre 1 036 emplois occupés par les femmes, soit 10,2 %.
Suivant la ventilation par sociétés minières, le Rapport ITIE indique que Iamgold Essakane SA est le principal employeur du secteur minier burkinabè, avec 2 551 employés, soit 25,1% des emplois miniers en 2024. Elle est suivie par Houndé Gold Operation SA avec 1 360 emplois, soit 13,3%, Bissa Gold SA avec 1337 employés (13,1%), Wahgnion Gold Operations SA qui emploie 998 personnes (9,8%), Orezone Bomboré SA qui totalise 981 travailleurs (9,6%). La Société des Mines de Sanbrado SA enregistre 649 employés (6,3%), contre 450 (4,4%) pour Roxgold SANU SA, 386 (3,7%) pour Semafo Boungou SA, 372 (3,6%) pour Burkina Mining Company SA, 365 (3,5%) pour Riverstone Karma SA, 364 (3,5%) pour Taparko Mining SA, et 345 employés (3,3%) pour Kiaka SA.
Estelle KONKOBO






