Mobilité Urbaine : la SOTRACO désormais sous le contrôle total de l’Etat burkinabè
Société d’économie mixte, la Société de transport en commun (SOTRACO) passe désormais sous le contrôle total de l’Etat Burkinabè, après le rachat de 36 075 actions représentant 8,39% du capital social de la SOTRACO détenues par divers actionnaires privés.
Au regard du caractère social et stratégique de la gestion de la mobilité urbaine, l’Etat burkinabè a décidé de prendre le contrôle total de la Société de transport en commun (SOTRACO). Pour ce faire, il a repris 36 075 actions représentant 8,39% du capital social de la Société détenues par divers actionnaires privés. Cette décision a été prise le jeudi 27 novembre 2025, en conseil des ministres. Créée le 24/07/2003 grâce aux efforts conjugués de l’Etat Burkinabé, de la Commune de Ouagadougou et d’opérateurs privés, la SOTRACO a démarré ses activités le 7 novembre 2003 à Ouagadougou, le 14 juin 2018 à Bobo-Dioulasso, le 20 septembre 2018 à Koudougou et le 20 février à Ouahigouya.
Avec un capital social de 800 000 000 F CFA à sa création, le capital de la société a connu une augmentation en 2024 pour s’établir à 5 milliards F CFA. Au cours de la même année, le gouvernement décide de renforcer les capacités opérationnelles de la compagnie avec l’acquisition de 500 nouveau bus « pour un coût global de 44 milliards 865 millions de FCFA, afin de faciliter la mobilité des citoyens en général et des élèves et étudiants en particulier ». Malgré ces efforts d’investissements publics, « la SOTRACO a fait face en 2024 à des difficultés financières avec un résultat déficitaire de 182 646 144 F CFA ».
« L’adoption de ces décrets consacre la prise de contrôle totale de la SOTRACO par l’Etat et permet d’impulser une nouvelle dynamique de gestion à la Société afin de mener plus efficacement la politique du Gouvernement en matière de mobilité urbaine », explique l’exécutif burkinabè. Cette prise de contrôle se justifie également par le « rôle stratégique de ladite société dans la mise en œuvre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité ».
La Rédaction






