L’autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a annoncé ce 2 décembre 2025, à Ouagadougou, que les consommateurs burkinabè auront la possibilité d’utiliser les bonus qu’offre les opérateurs de téléphonie mobile pour appeler ou envoyer des SMS vers d’autres réseaux, à partir du 10 décembre 2025.
En ce dernier virage vers la fin de l’année, l’autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a annoncé de nouvelles offres qui viendraient soulager le portefeuille du consommateur burkinabè. En effet, à partir du 10 décembre 2025, le consommateur aura la possibilité d’utiliser les bonus qu’offre un opérateur de téléphonie mobile pour appeler ou envoyer des messages vers d’autres réseaux nationaux. Il bénéficie également d’un rallongement de la validité du compte principal qui passe de 90 jours à 180 jours, à compter de la dernière recharge, du respect strict de la durée de validité des offres telle que présentée à l’utilisateur, de la garantie de récupération, dans un délai fixé, des volumes et crédits non consommés et arrivés à expiration, avec un délai supplémentaire accordé aux clients.
Les nouvelles modalités de décompte et de tarification, qui doivent prioriser l’utilisation des comptes bonus, en commençant par ceux dont la durée de validité est la plus courte, la durée minimale de validité d’un mois pour les forfaits data d’au moins 1 Go souscrits par les utilisateurs de l’internet mobile, le plafonnement de la différence des tarifs des appels ou SMS entre réseaux nationaux à la valeur du prix de terminaison d’appel fixé par l’Autorité font aussi partie des nouvelles qui vont entrer en vigueur le 10 décembre prochain. A cela s’ajoute l’obligation de soumission préalable de toutes les offres à la validation de l’ARCEP avant leur lancement qui pèsent désormais sur les opérateurs de téléphonie mobile.
Vers le renforcement durable des droits des consommateurs
L’ensemble de ces mesures ne sont véritablement pas nouvelles, car elles ont été prises par l’ARCEP en 2023. Elles n’ont cependant connu de mise en œuvre pour la simple raison qu’elles ont été attaquées en justice par les opérateurs de téléphonie mobile. Et le Conseil d’Etat avait suspendu leur application. Mais en date du 11 novembre 2025, cette juridiction a statué et reconnu la légalité des décisions du régulateur du secteur des télécommunications. Ce qui ouvre naturellement et légalement la voie à l’application effective de ces mesures. Une victoire judiciaire bien accueillie par l’ARCEP.
« La justice vient de rendre sa décision, elle a tranché sans ambiguïté et a confirmé la légalité de la décision prise par l'ACEP. Cet 'arrêt de la juridiction supérieure de l'ordre administratif ne laisse aucune place au doute : le régulateur a agi dans les règles pour l'intérêt général et dans la limite de ses prérogatives », s’est réjoui le Secrétaire Exécutif de l'ARCEP, Wendlassida Patrice Compaoré. En dépit de ce contentieux judiciaire, l’ARCEP a poursuivi sa mission en adoptant en 2024-2025, de « nouvelles décisions, plus ambitieuses, plus structurantes et orientées vers un renforcement tangible et durable des droits des consommateurs, a-t-il confié. Il s’agit notamment de la désignation de Orange Burkina SA comme opérateur dominant sur le marché de détail, du renforcement des obligations de non-discrimination vis-à-vis de l'opérateur puissant qu'est Orange-Burkina SA, l'harmonisation des pas de facturation des différents services de communication électronique, la protection du consommateur relativement à la souscription, au renouvellement de souscription et à la tarification des services à valeur ajoutée.
Baisse moyenne de 28 % à 45 %
Et ces mesures ont été prises dans l’unique sens de l’intérêt général, avec donc pour finalité d’impacter le coût des offres et d’assurer la protection effective des droits des consommateurs. « Les impacts ont permis de réduire les prix moyens des offres de référence des services Internet des principaux opérateurs, soit une baisse moyenne comprise entre 28 % et 45 % en fonction des offres dont la validité est d'un mois minimum. Les décisions de régulation de l'opérateur puissant Orange-Burkina ont permis de baisser les prix du SMS vers d'autres réseaux nationaux de 50 % et de contraindre l'ouverture progressive des bonus vers d'autres réseaux nationaux », a fait savoir le secrétaire exécutif de l’ARCEP.
Tout en précisant que son institution a soumis au gouvernement des propositions de réformes réglementaires pour un meilleur encadrement des pratiques commerciales des opérateurs en vue d'une protection accrue des utilisateurs de services de communication électronique. Patrice Compaoré a rassuré l’opinion de l’engagement du régulateur à réaliser sa mission avec détermination. « L’ARCEP poursuivra son action avec la même fermeté, la même rigueur et la même transparence. Notre mandat est clair, assurer l’équilibre du marché, garantir des services de qualité pour chaque Burkinabè et protéger les droits des consommateurs. Et tant que cette mission restera la nôtre, nous l’assumerons pleinement », a martelé M. Compaoré. Il a par ailleurs salué le travail qu’abat les organisations de consommateurs, dont la mobilisation constante et la vigilance ont été déterminantes.
La Rédaction







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