Le marché sénégalais de la téléphonie mobile a enregistré une baisse des prix au dernier trimestre de l’année 2025. Selon la dernière note trimestrielle de l’Indice des Prix des Services Mobiles (IPSM), publiée le 1er avril 2026 par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), le coût moyen des services de téléphonie mobile a reculé de 5,3 % au quatrième trimestre 2025 par rapport au trimestre précédent.
Les utilisateurs de téléphonie mobile au Sénégal ont bénéficié d’une baisse des tarifs au dernier trimestre 2025. Cette évolution est principalement portée par l’opérateur Orange, qui a procédé à une réduction de ses tarifs de 8,8 % sur la période. À l’inverse, les autres opérateurs du marché Yas, Expresso et Promobile ont globalement maintenu la stabilité de leurs prix durant le trimestre.
Si l’évolution trimestrielle traduit une détente des tarifs, l’analyse en glissement annuel révèle une tendance différente. Comparés au quatrième trimestre 2024, les prix des services mobiles ont progressé de 4,2 %. Selon l’ANSD, cette hausse annuelle est principalement imputable aux fortes augmentations tarifaires observées chez Yas, dont les prix ont bondi de 54,1 %, ainsi que chez Expresso qui affiche une progression de 12,9 % sur la même période.
À l’inverse, certains opérateurs ont adopté une stratégie tarifaire plus modérée. Les prix ont ainsi reculé de 12,8 % chez Orange et de 8,1 % chez Promobile entre le quatrième trimestre 2024 et celui de 2025, atténuant partiellement la dynamique haussière observée sur le marché.
Sur l’ensemble de l’année 2025, la tendance générale demeure légèrement haussière. L’indice des prix des services mobiles affiche en effet une progression moyenne de 2,1 % par rapport à l’année 2024. Cette évolution reflète les ajustements différenciés des stratégies commerciales des opérateurs, dans un contexte de transformation des catalogues d’offres et de concurrence accrue sur le marché des télécommunications.
Le Conseil d’administration de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) a entériné plusieurs financements pour soutenir le tissu économique et industriel dans ses Etats membres au terme de sa 95e session tenue le 30 mars 2026, à Lomé, au Togo.
La Banque d’investissement et de développement de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (BIDC) a, au terme de la 95e session de son Conseil d’administration, tenue à Lomé au Togo le 30 mars 2026, a approuvé un portefeuille de financements stratégiques de 266,7 millions de dollars US, environ 152 milliards FCFA, en faveur de divers projets, notamment dans les secteurs des infrastructures, du développement rural, de l'environnement, de l'industrie ainsi que des services sociaux au Nigéria, en Gambie et au Ghana.
Une ligne de crédit de 20 milliards FCFA a également été ouverte en faveur de la Banque nationale pour le développement économique (BNDE) au Sénégal et de 10 milliards FCFA pour Afriland First Bank Côte d’Ivoire. A travers ce refinancement, la BIDC vise à soutenir, à travers la BNDE, les Petites et Moyennes Entreprises (PME) et les industries, appuyer les chaînes de valeur agricoles, améliorer l’accès au logement et promouvoir des emplois durables, notamment au bénéfice des femmes et des jeunes. En Côte d’Ivoire, l’ouverture de la ligne de crédit est destinée également à « soutenir les PME, renforcer la capacité de la banque à financer l’économie réelle, promouvoir les investissements productifs et favoriser la création d’emplois ainsi qu’une croissance inclusive ».
Au titre des projets à fort impact retenus, 241,63 millions USD, environ 137,52 milliards FCFA, sont destinés au Nigéria pour la construction d’infrastructures stratégiques. A ce titre, 91,63 millions de dollars US vont être consacrés au développement d’infrastructures de transport dans l’État de Bauchi, entrant dans le cadre de la mise en œuvre du Plan National de Développement.
Une diversité de projets à fort impact économique et social
« Ce programme entend moderniser les infrastructures routières, réduire les coûts logistiques, améliorer l’accès aux services essentiels, faciliter l’ouverture de zones agricoles et intégrer des techniques de construction résilientes face au climat », indique la BIDC dans un communiqué de presse. La construction de l’autoroute côtière Lagos - Calabar, corridor stratégique traversant neuf États côtiers, pour un coût de 100 millions USD, figure dans le portefeuille de financement de la BIDC ainsi que la construction d’installations de gestion des déchets à Lagos, ancienne capitale du pays, d’un coût de 50 millions USD. Ce projet environnemental qui sera mis en œuvre dans le cadre d’un Partenariat Public‑Privé (PPP), entend renforcer les infrastructures de gestion des déchets de la ville, porter le taux de recyclage à 45 %, créer plus de 5 000 emplois, produire 60 000 tonnes de compost organique par an et réduire les risques sanitaires.
Au Ghana, l’intervention de la BIDC se fera en faveur de la construction d’une usine de fabrication locale de rouleaux de papier‑tissu à hauteur de 15 millions USD (8,533 milliards FCFA) dans l’objectif, entre autres, de réduire la dépendance aux importations et de soutenir l’industrialisation.
Engagement renouvelé en faveur de la transformation durable
Autre pays membre bénéficiaire des investissements approuvés au terme du 95e conclave de la BIDC, la Gambie, à travers l’extension des activités de l’unité d’agroalimentaire, G-Farms Ltd. Et les 10,04 millions USD (5,714 milliards FCFA) de ce financement visent l’augmentation de la capacité de production avicole et laitière du pays et le renforcement de la sécurité alimentaire dans l’optique de diminuer la dépendance vis‑à‑vis des produits animaux importés.
« Ces interventions reflètent notre ambition d’accompagner les États Membres dans la structuration de projets créateurs de valeur, pleinement alignés sur les Objectifs de Développement Durable. En investissant dans les infrastructures, l’agro‑industrie, la gestion environnementale et la transformation industrielle, nous consolidons les fondations d’une trajectoire de croissance plus résiliente, inclusive et intégrée en Afrique de l’Ouest », a déclaré le Président de la BIDC et de son Conseil d’Administration, Dr George Agyekum Donkor, soulignant la portée transformative de ces nouveaux engagements.
La BIDC relève aussi la diversité des projets approuvés illustre sa capacité à catalyser des initiatives régionales à fort impact et à soutenir la transformation durable de ses États membres. Et réaffirme son engagement à consolider les bases du développement économique à long terme dans l’espace CEDEAO et à renforcer la compétitivité et la résilience, tout en promouvant une croissance durable et inclusive.